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' Aujourd'hui, les stéréotypes sur le machisme et l'oppression de la femme dans la culture des gitans sont démentis. En effet, parmi la nouvelle génération, la plupart des activistes en faveur des droits de l'homme parmi les gitans sont en fait des femmes. ' Le directeur du ' Roma Participation Program ', que nous avons rencontré dans son bureau au dernier étage de la Central European University, à Budapest, connaît bien ces militants avec qui il travaille quotidiennement. Le lancement de ce programme a eu lieu en 1997. Il a vu le jour suite au constat que le terrain de la lutte pour les droits des gitans était monopolisé par des non-gitans. La problématique de la marginalisation, (parfois même il s'agit d'oppression voire de harcèlement) de cette minorité en Europe de l'Est était définie par des sociologues, ethnologues 'gadjos ', et les fonds pour lutter contre cette oppression étaient ' colonisés ' (selon l'expression employée par la jeune génération de militants gitans) par des ONG composées de non-gitans. Certaines ONG faisaient même preuve d'opportunisme, lançant des projets concernant le problème gitan dans le but de capter une part des fonds importants soulevés par ce point sensible. Pourtant, les initiatives gitanes ne manquaient pas. Mais les bailleurs de fonds font plus confiance aux acteurs déjà actifs dans la lutte pour les droits de l'homme ; en général des ONG dirigées par des occidentaux. On peut quand même voir ici une certaine contradiction entre ce comportement et la récurrence actuelle dans le discours des bailleurs de fonds des thèmes de l' ' empowerment ' et de la fortification de la société civile. Dans les faits, les bailleurs préfèrent placer leur argent entre les mains d'acteurs déjà officiels et reconnus plutôt que de se risquer à soutenir une véritable initiative locale.

Le Roma Participation Program prend le contrepied de cette tendance en finançant les initiatives d'intégration et de lutte pour les droits fondamentaux menées exclusivement par des gitans. Il vise même au-delà à permettre la constitution d'organismes durables.Ainsi, il finance des actions particulières mais subventionne également les frais d'installation et de gestion qui permettent aux jeunes activistes gitans de créer une structure d'action permanente : local, fax, ordinateur, électricité. Un soutien logistique, des conseils de gestions sont également offerts. Enfin, des conférences et des séminaires sont organisés. Par exemple, en ce moment sont réunis à Budapest des militants gitans et des activistes afro-américains, dont certains sont porteurs de l'expérience du mouvement pour les ' Civil Rights ' des années 70, afin qu'ils échangent leurs expériences et que leurs actions soient plus efficaces.

Ce programme est financé par la Fondation Soros. Il permet notamment d'empêcher la ségrégation des gitans dans les écoles de certaines villes de Roumanie, et d'aider les victimes des ' descentes ' et des viols collectifs des gendarmes ukrainiens à poursuivre les responsables en justice. Une quinzaine d'ONG dirigées par de jeunes gitans ont ainsi vu le jour dans différents pays d'Europe de l'Est et du Sud, oeuvrant pour une meilleure intégration de la communauté tzigane.
(Pour plus d'informations à ce sujet, vous pouvez visiter les sites de l'Open Society Institute de Budapest (www.osi .hu), et de l'European Roma Rights Center (http.errc.org) )

 

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